«Il n’y a pas d’aventure plus belle et plus dangereuse que la rénovation de l’homme moderne…»

À’c’t’heure qu’on a l’droit d’entrer dans les maisons, sur la pointe des pieds, sans rien toucher, le visage masqué, les mains bien lavées, sans bise, sans câlin, sans poignée de main, je reprends tranquillement, les ongles limés, manucurés, les touches Purelées de mon clavier.

Ça fait trois mois aujourd’hui que je ne me pointe plus au rendez-vous à 10h, les samedis. Vue les circonstances, écrire ne faisait pas d’sens. J’aurai écrit des niaiseries du genre «Tout a commencé un Vendredi 13…» Pour les amateurs d’histoires d’horreur, c’est une amorce qui part en force! Mais la suite a déboulé trop vite. Je ne trouvais pas les mots pour transposer la vie et en faire quelque chose de beau.

Nous v’là déjà rendu le 13 juin, la COVID-19 s’essouffle, le moment me semble opportun pour repartir en neuf et donner à mes écrits, un second souffle.

C’était une brève «paralysie scripturale». Une panne d’envie de partager mes histoires. Parler de soi pendant un crise sanitaire mondiale aurait été inapproprié et dérisoire. Le genre autobiographique, alors que le compte des morts est dramatique, est un choix d’auteur qui balance entre égocentrisme et altruisme. Partager ton expérience pour sortir le lecteur de sa solitude ou de ses souffrances, l’effet est noble et peut, le temps d’une lecture, faire oublier ce vilain microbe. Par contre, étaler tes prouesses quand tout le monde est en détresse, t’as affaire à dire quelque chose de b’en, b’en intéressant pour faire oublier à la mère monoparentale mise à pied temporairement, prise avec ses trois enfants, un de deux, de quatre et de sept ans; Terrible two, Fucking four et l’Âge de raison, qu’elle frôle pour toutes ces raisons, une méga grosse dépression!

Watch out le verdict!

Prépare tes répliques…

Faqu’euh… Comme j’avais rien de mieux à dire que «Ça va bien aller» avec un sourire niaiseux, le petit rire forcé, et le sempiternel arc-en-ciel peinturé à l’acrylique dans ma fenêtre du salon, j’me suis mise en hibernation.

J’ai levé l’encre de ma plume pour aller voir ailleurs si j’y suis… Comme Narcisse amoureux de son reflet sur l’eau, je me suis regardée de plus près, et j’ai trouvé ça beau!

Heill’euuuh, c’est pas comme si y’avait d’autre chose à faire que de prendre le temps en plein confinement, de faire le ménage de son intérieur. Rien de bien majeur. Époussetage des tablettes où tu rangeais tes valeurs. Affaissement du mur mitoyen qui sépare l’égo de ton âme. C’est un jour nouveau que ton coeur réclame. Réaménagement de tes priorités pour les rendre plus accessibles et efficaces. Élargissement de tes rêves: qu’ils soient possibles et plein d’audace…

Pis c’est là que j’ai trouvé quelques vices cachés…

 

11 réflexions sur “«Il n’y a pas d’aventure plus belle et plus dangereuse que la rénovation de l’homme moderne…»

  1. Tu me fais du bien belle Cathia. Je suis facilement ton imaginaire, j’ai un grand plaisir à te lire. Enfin. bon retour et merci.

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  2. Reprendre le temps de te lire au lit parfois, devant mon café ou sous les arbres de la campagne me fait du bien. Merci de poursuivre cette belle aventure d’écriture… Ça me manquait!
    Xxx

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      1. J’étais dans le un magnifique champs des Cantons de l’Est , à l’orée d’une petite forêt. Le vent faisait danser les arbres et caressait ma peau. Cet endroit me permet de ressentir la paix intérieure, le calme et la plénitude… Lire tes textes dans ce petit coin de paradis ajoute à toutes ces sentations de bonheur!

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